pascalwitmeur

Never Give Up

Faut qu’on se voie mercredi prochain…

Chères Toutes, Chers Tous,

Inutile de vous dire que je suis assez fier de l’accueil général de mon opération « Racing against Cancer » dans le cadre des prochaines 24h de Spa.

Les likes, commentaires et partages tournent bien sur Facebook, mon blog Never Give Up est revenu à ses « 1500 et plus » visiteurs et ma boîte mail tourne quasi non-stop.

Le site (qui évoluera chaque jour) est enfin en place…

Mais voilà un nouveau défi « last minut » (ma spécialité) : mon équipe de bénévoles Racing against Cancer et moi-même rêvons de rencontrer, intéresser, enthousiasmer le plus grand nombre possible de personnes.

C’est pourquoi nous vous attendons ce mercredi 8 juillet à l’hollywoodien BMW Brand Store du Boulevard de Waterloo (à quelques mètres de l’ex hôtel Hilton, rebaptisé aujourd’hui « The Hotel »)
Ce sera entre 10 et 18 heures, à vous de venir quand vous le sentez.

Se rendre au centre de Bruxelles est ennuyeux ? La moitié de la Belgique est en vacances ? Vous n’avez pas « que ça à foutre » ? Sachez quand même que « ma » BMW sera là (dans une livrée qui risque de vous surprendre), que quelques personnalités et journalistes ont promis de passer, qu’il y aura des photographes et des caméras…

Il y aura surtout une belle pile de « bons de commandes » (24 modèles différents !). Ceux qui se seront déplacés à titre personnel pourront apposer leur signature sur la voiture. Il y a un bar et un resto au milieu de la BMW Brand House et je ne peux pas vous jurer que je parviendrai à me retenir d’offrir quelques verres. Il y aura également un livre d’or à signer, dont les meilleurs commentaires seront publiés et …rémunérés.

Alors, entreprises grandes et petites, commerçants, particuliers : je vous attends très nombreux ce jour-là. Avec des propositions précises et incroyablement peu coûteuses (il y en a même des …gratuites).

Nous rêvons de pouvoir annoncer le soir même les premiers partenaires et, surtout, le chiffre d’affaires déjà engrangé.

Alors, je suis fou ou vous êtes géniaux ? On le saura mercredi soir. Aidez-moi à réussir cette cruciale étape et venez me rejoindre….

Je vous embrasse.

Pascal Witmeur.

PS : ce serait formidable de me confirmer votre passage (sur mon Facebook, sur mon adresse mail (pascalwitmeur@gmail.com) ou sur mon blog Never Give Up (pascalwitmeur.wordpress.com).

Me voilà embarqué…

Voici le communiqué…

Le  team Marc VDS Racing roulera pour la lutte contre le cancer aux prochaines 24h de Spa.

Sous l’impulsion de Pascal Witmeur, un vieil ami du Team Marc VDS et qui vient de se sortir de deux cancers, l’équipe carolo se mobilisera pour la lutte contre cette maladie.
Les sommes récoltées iront à la Fondation contre le Cancer.

L’Ecurie a donc engagé trois BMW Z4 GT3 pour l’épreuve : les deux « habituelles » qui visent clairement la victoire avec des pilotes de l’usine BMW (dont notre compatriote Maxime Martin) et une 3ième un peu plus « show bizz ».
Cette dernière cherchera tout particulièrement à faire parler du cancer, à lever des fonds, à faire vivre l’événement à des malades (dont des enfants) et à communiquer le message « Never Give Up » de Pascal Witmeur.  Cette troisième BMW est engagée sous le nom « Marc VDS & Friends Racing Against Cancer ».

Pascal et les 24h de Spa, c’est une longue histoire : il y a participé 26 fois et y a travaillé sur une douzaine d’éditions. C’est lors des 24h de Spa de l’an dernier que les médecins du circuit lui ont annoncé qu’ils soupçonnaient un cancer (le lendemain les cancérologues en confirmaient deux). C’est après l’édition des 24h de l’an 2000 qu’il a raccroché son casque, suite au décès de sa jeune épouse, emportée par…un cancer.
Aujourd’hui il a finalement vaincu ses « crabes » et s’est mis en tête de revenir « en tant que pilote » pour l’édition 2015. Pour communiquer sur son action Never Give Up, récolter des fonds et se prouver qu’à 60 ans, après 15 ans sans toucher un volant de course, on peut encore produire de l’adrénaline.
Le Team Marc VDS l’a accueilli. Il mettra à sa disposition une 3ième BMW Z4 et offrira pas mal d’espaces sur ses deux voitures vedettes pour récolter des fonds.

Cette BMW-là sera pilotée par Jean-Michel Martin, Eric Van de Poele, Marc Duez et Pascal lui-même. A eux quatre, ils totalisent plus de cent participations, 12 victoires et 42 podiums, la grosse majorité sur BMW.

Cette voiture, qui se qualifiera tout à fait dans les règles ne fera par contre en course que…4 relais symboliques de… 24 minutes chacun !  Un par pilote. Le départ, une « sortie » le samedi soir, une autre le dimanche midi et un dernier pour l’arrivée. Cela permettra de faire une économie énorme par rapport aux coûts d’une course complète.  Et cette différence sera versée par le Team à la Fondation Contre le Cancer.

Il y a 24 moyens de s’impliquer et d’aider cette action Racing Against Cancer. Il y a des opportunités pour les sociétés et les particuliers, pour ceux qui assisteront aux 24h et ceux qui n’y seront pas… Cela va de zéro à 2400 euros.
L’arrivée des 24 heures, c’est dans 24 jours. Ce sera le moment de communiquer les montants récoltés pour la lutte contre le cancer…

Pour recevoir par mail la « carte des opportunités », écrivez à  pascalwitmeur@gmail.com. Le site et les pages Facebook suivent dans les 24h.

L’Empereur et Witmeur : Les Visiteurs 4. Bientôt en salles. Info ou intox?

FullSizeRenderCe qui m’est arrivé en ce début d’après midi dépasse les limites de l’entendement. Mais qu’ai-je fait au Bon Dieu? Cramponnez-vous. Vers 14h aujourd’hui, en revenant de ma Clinique St Luc (tests de routine), je suis allé rejoindre, pour « le charriot des desserts et les mokas », mes amis Lucien Beckers et Patrick van den Bogaerde. Ils terminaient leur déjeuner sur la terrasse du petit estaminet italien appelé Les Deux Cils, situé pas loin de la Butte du Lion de Waterloo, à 3 km de chez moi. A part le fait que j’ai finalement préféré une bouteille de rosé au desserts-zé-cafés, rien de spécial….jusqu’à ce que… jusqu’à ce que, dans mon dos, j’ai entendu quelqu’un hurler  » Y-a-t’il de la place pour l’Empereur? »… Saisi (et après m’être mordu la langue), je me suis levé, me suis retourné pour me trouver face-à-face avec… Napoléon et 3 de ses sbires… Ca secoue. J’étais impressionné comme un enfant. Quand l’Empereur (en grande tenue) est venu vers moi en disant « mais, je rêve ou c’est Witmeur? » j »ai immédiatement pensé à une caméra cachée… Eh ben non….en réalité ce Bonaparte (un des 3 « homologués » officiellement) revenait d’un reportage tourné ce matin par la RTBF et est, si j’ai bien pigé, un amateur de… courses de bagnoles.  Ahurissant, hallucinant, impressionnant. Et marrant.  Je reviendrai sous peu et dans un autre post sur ce que mon nouveau pote « corso-wallon » m’a appris.  C’est ébouriffant, croyez-moi. Je viens d’appeler et d’engueuler ma vieille (mais néanmoins encore sémillante) mère. Elle m’avait caché qu’en 1815, j’avais un aïeul (le Vicomte Albert-Gonzague de Huitmeurt-Mèneserend-Pas) qui avait combattu pour l’Empereur et mort sur place, burnes coupées par la baïonnette d’un lâche et jaloux rostbif de la bande à Wellington. Ce soir, je tiens à me retirer sous ma tente et à rester seul. Ne m’importunez pas. Vive l’Empereur. Gloire à Witmeur.

Après les demi marathons, voici les demi 20km de Bruxelles….

J’avais publié hier, sur mon mur Facebook, une petite annonce comme quoi, à cause d’un apéritif qui durait trop longtemps (pas de ma faute, c’est les autres qui ont commencé), je m’étais engagé very-very last minute aux 20 km de Bruxelles, en reprenant le dossard d’un gars plus alcoolisé que moi. Il se déclarait officiellement souffreteux, alors qu’il n’était que lâche (j’ose le dire car il n’est pas sur Facebook). Beaucoup m’ont demandé « si je ne clapotais pas de la cafetière ». On s’en fout. Je suis une icône et un modèle pour trop de gens (toutes générations) et il a bien fallu assumer. Bref, ce matin, j’étais bel et bien, sur la grille de départ. Fier et majestueux, tel un Hussein-Usain Bolt à la conférence de presse du Mémorial Van Damme (un meeting auquel j’ai toujours refusé de m’engager pour des raisons qui ne vous regardent pas). Avec mon dossard 10.211, couleur mauve, c’est à dire dans le groupe des « vites ».  Incroyable le nombre de personnes que je ne connaissais pas, parmi cette faune, ma foi, assez populaire. Pas mal de gens polis , qui ont certainement du me reconnaitre mais qui m’ont laissé en paix, comme si j’étais un pélerin normal et anonyme. Philippe de Belgique m’a dit ce soir qu’il avait eu le même sentiment l’an dernier. Finalement, il y a eu peu d’autographes, de selfies, de photos ou de gens qui insistaient pour me caresser les jambes. Merci à mes 40.000 nouveaux camarades  pour leur simplicité et leur compréhension.Bref. Deviser, dans le parc « d’attente du départ » avec des confrères qui sautent sur place est excessivement énervant. Cela m’a provoqué des crampes à la nuque, à force de l’avoir fait fonctionner (ma nuque, toujours!) comme les faux chiens qu’on voyait sur les plages arrières de certaines voitures, il y a un quart de siècle.  Le départ de cette balade organisée de 20 bornes fut assez surprenant. Le trafic était de type « dense ». J’ai voulu sauter en l’air pour mieux voir et j’ai fait les 100 premiers mètres en lévitation, à 30cm du sol, tout simplement coincé par deux voisins participants (deux gaillards de plus d’1m85, chacun). Ils ont du faire un écart de 30cm pour que je puisse retomber au sol. Par la suite, j’ai repris la course, par moi-même et avec mes propres jambes. Hélas,en voulant faire mon intéressant dans « mes » premiers 200 mètres…l’enfer a commencé. Erreur de stratégie, bug en tactique. Sur la seule rue de la Loi, j’ai du me faire dépasser par 8000 personnes. Je n’en pouvais plus de voir des culs dodelinants.  En feuilletons, je suis passé de sprinter, à trotteur, à trottineur, à marcheur rapide, à promeneur cool pour finir en « Prudence-Petits-Pas ». Le tout en moins de 5 km.En gros, j’ai démarré en voyant « en couleurs » pour passer rapidement au « noir et blanc ». Au Palais Royal (km 3), ma vue était déjà déjà en « Canal+, sans décodeur ». Dès le Palais de Justice, j’avais l’impression de participer aux 24h du Mans en Aixam (vous voyez, les voitures sans permis, réservées aux péteux-juniors). Je courrais au début plus ou moins au milieu de la route, jusqu’à la mi-tunnel de l’avenue Louise, lorsqu’un ressortissant du nord du pays, me voyant tituber, m’a frappé l’épaule en hurlant « Geen zigzag, astablief ». Quelle clette, ce pei. « Geen zigzag? Ik ben patraque niet zat, cloot-zak », lui ai-je répondu en tentant de lui faire un croche pieds, mais il s’était déjà barré. Après cet incident, j’ai continué mon calvaire, bien à droite, le long des barrières Nadar, à savoir à quelques centimètres des spectateurs. Pas gai. Cette semaine, le premier qui me sort un truc du style « push papy » sera égorgé de mes propres mains, tant j’ai du l’entendre aujourd’hui. A l’entrée du Bois de la Cambre, je me suis octroyé quelques minutes de repos ,assis à un arrêt de tram, le temps de casser le lacet de ma chaussure droite et histoire de maitriser un solide point de côté. Le redémarrage fut chaotique et préoccupant avec le lancement de mon « Festival des Crampes ». Au km 9, de jolies hôtesses Isostar m’ont gentiment offert une canette « haute-performance-lemon- turbo-plus ». Je l’ai bue cul sec pour la gerber en spray (sur 6 mètres carrés et donc sur 9 concurrents) au km 10, à savoir pile-poil à mi-parcours…1h32 après mon départ, soit à une moyenne de 6,52 km/h. Il y avait, à ce fameux km 10, une ambiance de discothèque. Assez africaine, dois-je avouer. J’ai cru être au welcome du Club Med de Cap Skirring au Sénégal. Il m a fallu faire le point avec moi-même. Nous ( à savoir moi et moi) avons rapidement décidé d’en rester là. Décision facile à prendre, car les « vrais marcheurs » m’arrivaient aux fesses et avançaient bien plus vite que moi (il semblerait que ce soit du, principalement, à nos différences marquantes de dimensions de jambes). Ne parlons pas de l’Autocar-balais qui aurait, selon mes calculs, fini par remporter notre long duel. Bref, j’ai rendu les armes. J’ai été pris en charge pour un stand de la Croix Rouge, qui m’ont mis dans une pseudo couverture chauffante en aluminium (j’avais l’impression d’être un chips, dans le nouvel emballage doré Lays). Quand je leur ai avoué que j’étais ici par malentendu, après 30 ans de « absoluty-no-sport-at-all » (je leur ai caché ma partie de ping-pong de 1992) et que je sortais de 2 cancers, ils ont voulu me faire souffler dans le ballon….Ces « sauveteurs-en- botines » m’ont  néanmoins libéré rapidement et je me suis retapé 2 km supplémentaires pour rejoindre le Rallye des Autos, petit estaminet ucclois où j’ai mes habitudes. Arrivant là-bas, en shootant dans la porte tel John Wayne entrant dans un Saloon, avec mon short et mon dossard, la clientèle m’a réservé une standing ovation. Certains ont néanmoins eu l’outrecuidance de se gausser, dont un mec qui, entre sa 14ème et 15ème bière, en voyant mon dossard, m’a demandé si je n’étais pas un bœuf échappé de la foire de Libramont. J’ai eu la bonté de ne pas lui faire cracher ses dents à travers le restaurant.  Il m’a fallu boire un nouveau chapelet de rosés, offert par mes fans locaux. Ensuite, la routine : Europ Assistance est venu chercher mon corps. J’ai malgré tout appris beaucoup de choses de cette expérience des 20 demis kilomètres et je ne regrette absolument rien. Tout au plus, ai-je connu quelques brefs moments d’agacement…En un : Jean de la Fontaine aurait du « se faire suivre ou voir le Freud de l’époque » avant d’écrire son assez stupide « le lièvre et la tortue ». En deux : à part probablement la taille de mon kiki, je n’ai finalement rien d’un Ethiopien ou d’un Kenyan. En trois : j’ai été ravi de découvrir quelques muscles (avec qui je vis depuis 60 ans!) et dont je ne soupçonnais pas l’existence. En quatre : je ne chausse plus du 39 mais du 40. En cinq : je trouve finalement  assez vulgaire cette nécessité de courir, alors que marcher cool et relax, parler aux autres et profiter du paysage est philosophiquement plus intéressant  (je vais d’ailleurs en parler à madame la directrice de cette promenade qui finit par dévier avec le temps). En six : finalement, je suis plus Bison Futé que je ne l’imaginais. Figurez-vous que pas une seule fois, je ne me suis trompé de chemin, du moins sur mes 10 kms. En sept : j’ai pulvérisé ma moyenne annuelle (6) de « croisements d’hommes plus petits que moi ». J’en ai fait 4 sur la seule journée de hier (waouw). En huit : j’attaque en justice (1 million d’euros de dommages et intérêts) le Groupe alimentaire Master Food. J’ai mangé un Mars au km 8. « Un coup de barre, un Mars et ça repart »…Enorme mensonge. Je suis resté « à l’arrêt ». Ils payeront pour leur publicité extrêmement mensongère. En neuf : les gens sont définitivement idiots. J’ai rencontré une quinzaine de mes connaissances. Ils m’ont tous (absolument tous) dit « mais que fous-tu ici, Pascal? ». Aucun (absolument aucun)  n’a souri quand je leur ai répondu « une descente de la Lesse, pourquoi? ». En dix : les Rrrr-Rrrr, Pff-Pff ou Whaawhaa (ce que font ceux qui courent vite, entre 2 respirations de vieux phacochères) m’horripileront à vie. En onze : les employés de maison du Groupe Spadel sont charmants et compréhensifs. Au ravitaillement, ils m’ont proposé une bouteille de Spa. Par deux fois, j’ai du avouer que je n’avais pas de cash sur moi…tenez-vous bien, ils me les ont….offertes (probablement en ayant pitié). En douze : je n’ai absolument pas perdu mon temps pendant la course : j’en ai profité pour donner la vingtaine de coups de téléphone que j’avais en retard. En treize : un imbécile ( un copain dont je tairai le nom jusqu’à demain)  m’a reconnu en me dépassant et s’est cru obligé de venir me faire causette. Il m’a  profondément énervé, voire humilié. Il n’était pas utile de me causer en…tournant en rond autour de moi, alors que j’avançais encore. Les rires du public m’ont blessé et mon torticolis a contribué à descendre ma moyenne…Quel petzouille ce mec. En quatorze : j’ai enfin connu la peur et j’y ai survécu. Au km 4 (rue de la Loi), j’ai laissé tomber mon EPO-à-moi, à savoir une banane (de marque Chiquita en plus!). Je me suis retourné pour la ramasser. Big trouille de voir, de face, une dizaine de milliers de personnes (des buffles!) vous foncer dessus. Une centaine m’ont évité de justesse (22 injures), une vingtaine m’ont dépassé par au-dessus et une connasse, dossard 19.573 a marché sur ma banane et fait une glissade (un bananaplaning?) de 8 mètres. Elle a eu peur, elle aussi et ,d’après moi, a du faire une fausse couche.); En quinze : je demande à toutes personnes qui me surnomment « Duracell Witmeur » d’arrêter immédiatement. Et, enfin, en seize : force est d’admettre que mon passage devant le Palais de Justice (j’y ai eu mes habitudes), en Moon-Walk, type Michaël Jackson mais avec un doigt d’honneur, n’était pas vraiment nécessaire…. A part tout ça…. que dire de plus sur ce dimanche, pas vraiment comme les autres?….Deux petits trucs, peut-être…D’abord,que tous les witmeuriens ou witmeuriennes qui lisent ce blog, sachent d’ores et déjà que je serai au départ de l’édition 2016…L’idée m’est immédiatement apparue quand je me suis fait dépasser par des enfants ou des gens moins valides qui se faisaient pousser par de vrais coureurs. J’ai un an pour me préparer un siège à porteur ou une poussette de type trône royal et engager quelques kenyans-pousseurs-chauffeurs. J’atteindrai l’arrivée, cette fois, ça ira. Ensuite, j’ai fais un rêve en marchottant-trotinant : retrouver les seules personnes que j’ai dépassées pendant ma course. Deux dames et un homme. Certes, ils étaient à terre et à l’arrêt. Ils sont néanmoins entrés dans ma vie et j’aimerais me lier d’amitiés (et plus, si affinités) au plus vite. Dénoncez les… Je les ai laissé sur place aux kms 8, 11 et 14. Plus jamais, je ne passerai (en voiture) à ces endroits sans penser à eux et à ces 3 dépassements d’anthologie.

Là- dessus, j’arrête mes singeries et vais éteindre ma jambe droite qui part en feu pour très vite me mettre en couche,  Quelqu’un pourrait-il me réveiller jeudi prochain, vers 9h30? Merci.

Je suis devenu sage et ça me rend fou…

Pas mal de mes camarades Facebook étaient au courant de mon projet ambitieux  de reparticiper, derrière un volant, aux prochaines 24h de Spa. Pour la 28ème fois, après 15 ans d’absence et sortant de deux cancers…. Lorsque l’idée a « fuit » sur les réseaux sociaux, vous avez été un bon millier (!) à m’encourager (et seulement 15 à oser m’écrire que j’étais dingue, irresponsable et/ou mégalo). La flopée de messages positifs m’a boosté un maximum et m’a, sans conteste, aidé à convaincre et rassurer les personnes, associations ou sociétés sur le fait que « j’avais du monde derrière ce projet ». Merci donc à vous  et sorry de ne pas avoir répondu à tous. Je voulais monter cette opération pour trois raisons : démontrer ma philosophie »Never Give Up » (qui m’a un poil aidé dans le sauvetage de mes deux bricoles), communiquer sur la maladie et rapporter des fonds à quelques Fondations liées à la lutte contre ce foutu crabe. Je m’étais fixé comme objectif, comme impératif plutôt, de faire rouler la voiture sans que cela ne coûte le moindre euro. Il était primordial à mes yeux que chaque centime ramassé via les opérations originales que j’avais imaginée aille intégralement et directement aux associations.
Et c’est cela qui a fait capoter le projet avant hier, alors qu’il venait de prendre une tournure exceptionnelle… Jugez-plutôt : nous n’étions vraiment pas loin de voir le Marc VDS Racing engager une 3ème BMW Z4 (sous la licence « Marc VDS and Friends racing against Cancer ») avec mes potes Jean-Michel Martin, Eric van de Poele et moi-même au volant (et un 4em qui aurait créé la surprise). Mieux encore : mon filleul Maxime Martin, pilote d’usine BMW et pilote sporadique chez VDS aurait participé à une épreuve préparatoire à mes côtés. La symbolique était belle. N’en parlons plus. Avant hier, il a bien fallu faire un bilan et prendre des décisions, le cocktail de présentation dans le magnifique BMW Brand Store de l’avenue de la Toison d’Or étant toujours programmé le 28 mai et « ma » BMW Z4 GT3 devant être réceptionnée lundi prochain dans les ateliers du Team. Le bilan des montants « signés » n’était pas suffisant et trop de réponses restaient en attentes. L’écurie VDS avait fait un effort énorme, l’organisateur SRO également, tout comme BMW Belgique… Nous attendions encore trop de réponses (du manufacturier de pneus, de l’assureur de la voiture ou du pétrolier officiel de l’épreuve, par exemple). Ce mois de mai, avec ce feuilleton de congés et de ponts, ne m’a pas aidé. Je n’ai pas voulu m’engager personnellement. Il a bien fallu que je dépose les armes. Je me voyais mal m’engager financièrement et à titre personnel (je ne suis pas encore relevé de ce que ma passion automobile m’a coûté). La mort dans l’âme, j’ai sagement « give-upé ». Je suis aujourd’hui un tantinet tristounet mais surtout immensément gêné vis-à-vis de tous les gens, associations, célébrités, médecins et sociétés qui me suivaient. Je ne les citerai pas, sans leurs autorisations. Si je les obtiens, je les « dénoncerai. (vous risquez d’être impressionnés). Je tiens quand même à remercier Bas Leinders, Le Comte van der Straten, Stéphane Ratel et Laurent Gaudin de SRO, les Martins père et fils, Christophe Weerts de BMW Belux et Alex Zanardi pour s’être positivement agités sur ce projet. Toutes mes excuses pour le temps que j’ai fait perdre à Olivier Lainé du Boutsen Racing et à mon pote Clovis (86 dessins et projets). Mon « équipe de l’ombre » sera présentée et remerciée sous peu et dans un autre post, dès j’aurai « respiré et ventilé ».  Perso, je ne regrette pas le temps et l’énergie que j’ai mis dans cette dinguerie : cela m’a donné une pêche importante, ce qui, dans mon cas, était primordial. Je suis assez fier d’avoir su dire « non » et « stop », mais je dois encore apprendre à mettre les barres moins hauts, parait-il.
Je suis en tout cas heureux que quelques belles donations aient déjà été faites à « mes » associations, sans même que l’opération ait été lancée.
Ce long week-end, je vais essayer de digérer cela (ça va aller, vous inquiétez pas). Peut-être, reviendrai-je à la charge, dans une version non hollywoodienne, voire ras des pâquerettes, style « avec moi le long du mur des stands » couvant « mon ex future BMW » dans le seul but de communiquer un poil malgré tout sur le cancer et concrétiser une partie des promesses de dons que j’ai déjà reçues.
Je ne suis pas à la pêche aux « likes » et aux commentaires, suite à ce « coming out de flop », mais je ne vous cache pas qu’en avoir quelques uns conforterait à coup sur tous ceux qui se sont investis pour moi et mon coup de folie. Qui sait, cela favoriserait peut-être un « rebond » inattendu.
Même si cela m’est un peu plus dur à sortir que d’habitude, je l’écris quand même : Never Give Up….Je vous embrasse.

Honte sur moi.

Force est d’avouer que je ne suis pas très fier de moi, limite full- honte. Alors que je vais franchement bien depuis quelques semaines, que j’ai une pêche plus que correcte, et que les nouvelles sont bonnes… je n’ai pas été foutu d’écrire quelques lignes sur mon blog depuis quasi deux semaines. Ou de répondre aux camarades et « suiveurs-suiveuses » qui m’encouragent ou s’inquiètent de mon silence radio. Il va falloir que je me bouge les fesses (d’autant plus qu’elles ont été sauvées in extrémis par la Faculté), que je me ressaisisse et que je me réconcilie avec moi-même (heureusement, je ne suis pas rancunier, m’auto-rabiboche très vite et me trouve, toujours-très-rapidement-et-sans-faire-le-moindre-effort-créatif, énormément de circonstances atténuantes). Saviez-vous que j’ai été quelques jours à Marrakech, la ville fétiche de mon Olivia? Je commence à m’y faire, voire carrément à apprécier cette ville de dingues, pour le moins dépaysante. Olivia souhaiterait y revivre à nouveau et a des opportunités de boulot.  J’en arrive à me demander sérieusement si je ne m’y poserais pas également. La vie est moins pénible au soleil, revenir très régulièrement au plat pays coûte peanuts quand on s’organise, j’y connais beaucoup d’expats et  j’y ai des opportunités de petites collaborations professionnelles. Beaucoup de monde m’y encourage dont mes quatre enfants. J’ai probablement fait mon temps ici et horripilé trop de monde. Quinze ans de galères m’ont usé. J’ai bientôt 60 berges et mes cancers m’ont vraiment changé, philosophiquement parlant, à un point difficilement imaginable. La nuit, je rêve de devenir écrivain, (ne vous foutez pas de ma gueule, je suis encore un peu fragile), cool et sans pression. Il est temps, vous allez me dire, avec tout ce que j’ai promis. Personne ne me croit, mais sachez que mon « œuvre » (mes œuvres en réalité, car je suis sur deux écritures en même temps) est pas mal avancée. Je dois parvenir à maîtriser mon toc de systématiquement vouloir corriger ou tout changer. Qui dois-je consulter pour ce type de problème? Bref.  Et ma santé, certains d’entre-vous pourraient-ils me demander. Disons que mes docs me considèrent comme  » carrément sauvé ». On ne doit pour le moment (cette fameuse rémission des 5 ans) pas m’opérer de la gorge et mon rectum restera en place et d’origine. Annulées, mes 6  semaines de chimio et de radios, aux oubliettes mes deux opérations « du bas » prévues, ma poche et la transformation de mon colon. Six mois de gagnés par rapport aux plannings prévus. Mon équipe de médecins m’ont accueilli au grand complet , il y a quelques jours, pour un solide débriefing. Ils m’ont avoué en cœur être assez fiers d’eux et qu’aucun n’aurait parié un kopeck de me voir en si belle forme en février après m’avoir réceptionné en août dernier. Plusieurs explications à cela, selon eux… Dans le désordre. Un, je suis une bête (il semblerait que  c’est un cadeau du ciel, à la naissance) qui récupère et résiste incroyablement bien. Raison pour laquelle, ils m’ont envoyé du « lourd » pour le haut (au point que la chimio de la gorge a agi sur le bas!). Deux, mon moral et mon état d’esprit nevergivupien. Trois, la politique et la philosophie de St Luc, qui n’arrête jamais d’adapter et de remettre en question leurs stratégie de base. Quatre, un peu, voire beaucoup de bol. Cinq, mon énorme surpoids à mon arrivée à la clinique. Visiblement, j’avais de la réserve et ils ont profité de cet important stock de kilogrammes pour pomper fort. Sur ce point, je ne les remercierai jamais assez, car aujourd’hui, je suis redevenu délicieusement attractif et jeune. (célibataire, j’afficherais complet tous les soirs auprès des dames ou jeunes filles en tous genres. Les maris jaloux recommencent à me regarder avec des airs méchants….). Le miracle n’a pas été total, malgré tout… J’ai des problèmes de salive et de thyroïde. J’ai également quelques vrais risques de récidives qui m’obligeront des passages très réguliers à St Luc. Franchement pas grave par rapport à ce qui m’avait été annoncé. Ces jours-çi, je m’agite comme un fou sur mon projet « Racing against Cancer » et mon éventuel retour derrière le volant lors des prochaines 24H de Spa.  Les embûches sont nombreuses, il y a certes quelques personnes qui m’estiment dingue mais l’enthousiasme général est vraiment exceptionnel. Pour le moment, je joue encore un peu « balle à terre », mais nous communiquerons très bientôt.
Je vous aime. Mais ça, vous le saviez déjà.

Je suis Pascal.

Je vous écris cette petite bafouille de Marrakech (le vrai, celui du Maroc, pas celui de la gare du midi, comme me l’ont déjà demandé certains débiles, visiblement peu au courant des récentes affaires charliennes).
Il faut avouer que mon départ s’est organisé un poil dans la précipitation et dans une certaine désorganisation (mes deux points forts). Je rentre au plat pays et plus exactement dans mon vallonné village du brabant wallon mardi.
Je suis venu ici pour cinq raisons. Un : voir si je dors mieux et plus longtemps encore qu’à la maison. Deux : rejoindre mon Olivia qui y est « pour affaires » depuis une semaine (elle a vécu longtemps dans cette ville d’agités). Trois : rencontrer les amis belges-expats qui m’ont convoqué. Quatre :  constater si je vais trouver sous le soleil le courage de commencer à répondre à l’hallucinant nombre de chouettes messages que j’ai reçus ces derniers temps et auxquels je n’ai honteusement pas répondu. Cinq : je ne sais plus et de toutes façons, tout le monde s’en fout.
Hier après midi, dans l’avion, (cette fois, je ne suis pas venu en voiture car c’est un peu fatiguant), j’ai rencontré des gens que je connaissais (dont le célèbre Luc Vermeulen accompagné d’ une maitresse togolaise, je rigole). Ils m’ont tous trouvé « délicieusement attractif et rajeuni » avec ma nouvelle ligne. Le meilleur des compliments m’a été réservé sur le territoire de Mohamed VI (un garçon charmant), alors que je faisais la queue à la douane, sous surveillance militaire avec mitraillettes à volonté. J’avais observé qu’un homme me « zieutait » bizarrement depuis un certain moment. Le pensant non- hétérosexuel, je pensais simplement qu’il matait mon nouveau cul ou me désirait follement. Bref, de la routine et du banal. Il a fini par s’avancer vers moi pour me demander si j’étais bel et bien « Monsieur Witmeur ». Par habitude, je sors mon bic et lui dédicace son tee-shirt. Quelle ne fut ma surprise quand il m’a demandé si « je n’étais pas le petit frère de….Pascal Witmeur, car vous lui ressemblez assez fort ». Il n’était pas au courant de mes bricoles (oui-oui, on en trouve encore) et imaginait le vrai Pascal Witmeur encore et toujours considérablement dodu. J’en ai bramé de fierté, au point de faire frétiller les douaniers et les » mitraillettés ».
A part ça, sachez que je reprends du poil de la bête, tant moralement que physiquement (never give up, vous connaissez?), malgré cette fatigue permanente qui commence à sérieusement m’énerver.
Salam.